top of page

Les chroniques de Shankara Section : Art bouddhique



La force des souhaits dans le bouddhisme


Le 22 janvier 2023 du calendrier grégorien commence les célébrations bouddhistes du Nouvel An lunaire célébré dans toute l’Asie avec les bénédictions traditionnelles.


Cette année nous entrons dans l’année du Lapin d’Eau.


Si en occident, notre calendrier commence à partir de la naissance de Jésus Christ, en Asie du Sud-Est pour les bouddhistes pratiquant le Theravada, le point de départ est basé sur le « parinirvâna » du Bouddha Historique, la fin de son existence terrestre, son accession à l’Eveil en entrant dans le « nirvana » en 543 av J.C.


2023 de notre calendrier correspond à l’année 2566 pour le calendrier bouddhiste, soit 542 ans de différence (et ça, sans prendre une ride) !


Le calendrier bouddhiste est luni-solaire et dépend des évolutions des cycles de la lune.

Pour les tibétains, le Nouvel an se nomme Losar est débutera le 21 février, pour les thaïlandais pratiquant le bouddhisme Theravada c’est Songkram en avril.


Pour les hindous, le calendrier luni-solaire date du temps des Rig-Véda et comporte une année zéro avec comme point de départ, la mort de Krishna tué par un chasseur selon le Mahabharata le 23 janvier 3102 av J.C.

Et en avril pour l’équinoxe de printemps ils entreront dans l’année 5124.

La 37e nommée Shobhana d'un cycle de 60 ans du Kaliyuga (Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le sujet complexe des samvatsara- année joviale de l'astrologie védique suivez le lien ).

Ce jour commémorant la création de l'univers par Brahma, sera l'occasion favorable pour faire des offrandes et demander les bénédictions pour leur famille.


En occident aussi, le début d’année est souvent synonyme de bonne résolution et bonne intention, le moment propice aux vœux et aux souhaits.


Le souhait est au cœur de toute pratique des enseignements du Bouddha


C’est le chemin vers l’inspiration, une occasion de réfléchir à notre existence car cette période est propice à la purification des voiles de l’esprit, des négativités de l’année écoulée ainsi qu’à l’accomplissement spirituel.

Contrairement à la prière pour être exaucé et obtenir ce que l’on désire, la pratique du souhait se fait en total conscience avec toujours une intention.

Entre espérer et aspirer à avoir, seul l’état d’esprit, l’orientation psychique de notre construction interne fait toute la différence.


Les enseignements du Bouddha nous apprennent qu’il dépend entièrement de nous de changer nos comportements et attitudes pour créer le genre de vie que nous voulons.

C’est à nous de prendre la responsabilité de nous-mêmes et si nous voulons faire l’expérience du bonheur nous devons nous-mêmes en créer les causes.

Le bonheur ne doit pas dépendre des conditions extérieures et c’est à nous de générer compassion et amour, émotions très constructives dont nous possédons tous en nous le potentiel.

L’intention, la formulation, le sens et le ressenti donneront plus de force et rassembleront les conditions idéales pour formuler ces souhaits bénéfiques.


Dans la pratique du bouddhisme, on commence par se relier à cet état d’esprit, soucieux des autres et à penser à eux et toute session de méditation se conclut par des souhaits pour eux.

Le Bouddha nous donne les moyens d’intégrer les souhaits dans la pratique spirituelle mais également dans notre vie quotidienne.

Tout réside dans le pouvoir de l’intention et de l’émotion.


Il faut donc harmoniser son cœur et ses pensées et une fois bien alignés, lorsque les deux vibrent à l’unisson, le monde, votre monde s’ouvre à vous.


De mon Cœur plein de Compassion

Je vous souhaite de nouveau une excellente année !


« Puissent tous les êtres obtenir le Bonheur et les causes du Bonheur ! »



Shankara