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Les Chroniques de Shankara Section: Art bouddhique

Dernière mise à jour : 12 janv.


Bhavacakra

La Roue de la Vie d’après Bouddha





Parabole qui décrit la vie humaine, un aspect essentiel des enseignements bouddhiques.


Le Bouddha explique ainsi le mécanisme du « samsara », cycle des renaissances et demande que cette Roue soit dessinée à l’extérieur des portes des monastères afin que tous puissent en comprendre le sens.

Cette roue d’après un texte ancien a été imaginée par le Bouddha lui-même pour expliquer les différents mondes et les bons actes pour éviter les mauvaises renaissances.


Cette roue est la représentation figurative du cycle de nos vies conditionnées qui se répète sans cesse et le chemin pour s’en libérer et atteindre le nirvana.

Mais avant, les êtres passent d’état en état, positifs ou négatifs, de monde en monde, jusqu’au plus profond des enfers et à travers toutes les conditions intermédiaires en de nouveaux corps créés par leur attachement à leur existence et aux conséquences de leurs actes passés (le karma), menant à une existence heureuse ou au contraire douloureuse.

C’est la Loi de Cause-et-effet ou loi de causalité.


Au centre de la roue à l’intérieur du 1er cercle, sont symbolisés dans le moyeu trois animaux se mordant la queue : un coq figurant le désir, la convoitise, l’avidité, l’attachement ; un serpent la colère, la haine et un porc, l’illusion, l’ignorance.

Les trois poisons du bouddhisme, facteurs psychologiques néfastes qui provoquent les renaissances, enfermant les êtres dans le « samsara ».


Le 2e cercle est le « Bardo », l’état intermédiaire avant la naissance.

Certains êtres sont entrainés dans une chute douloureuse pendant que d’autres s’élèvent dans la paix en fonction de leur karma.


Le 3e cercle, plus large est divisé en six segments représentant les mondes de renaissances, fruits du karma symbolisant les différents niveaux de conscience, les six classes d’êtres dans lequel les êtres peuvent renaître tour à tour car rien n’est définitif.


Au-dessus de la ligne horizontale se trouvent, le monde des Asuras à gauche, au pied du mont Meru combattants les Dévas pour la domination du monde, au milieu celui des Dévas, les Dieux, vivants dans des palais au sommet du mont Sumeru au centre du cosmos, jouissant des délices et à leur droite, les hommes de bonne destinée de renaissance dans des scènes de vie quotidienne.

Dans la partie inférieure, se trouvent à gauche, les pretas, esprits faméliques en souffrance vivants dans un état d’hostilité et de jalousie résultat de leur vie passée, au milieu dans l’enfer, les damnés, êtres infernaux tourmentés. A leur droite, les animaux.


Le dernier cercle représente l’emprisonnement à l’intérieur des mondes de renaissances dont on a du mal à en sortir à cause de certains mécanismes.

Ces 12 conditions appelées « nidana » caractérisent la continuité de l’existence dans le Samsara, les étapes de la chaîne de causalité.


Et tout autour de la roue il y a ce monstre qui empêche les êtres d’en sortir.

Le « yaksha de l’Impermanence » pour certains, « Yama le seigneur de la mort » pour d’autres, tel le démon « Mahakala Le Temps dévorant », ogre gigantesque au regard courroucé qui encercle la roue et l’empêche de tourner en y plantant griffes et dents, empêche les êtres d’en partir retrouver le Bouddha à l’extérieur.

Sur sa tête, la couronne composée de 5 crânes caractérise les cinq poisons de l’esprit ; la colère, l’ignorance, le désir, la jalousie et l’orgueil transformés en sagesse.


Et « au-dessus du spectre de l’Impermanence, un tertre rond et blanc symbolisant la pureté parfaite du nirvana ».

A l’extérieur, se trouve donc le nirvana, l’objectif à atteindre, La délivrance totale symbole de l’Eveil.


Au-dessus de la « Roue de la vie », Bouddha sorti lui du samsara, debout dans les nuages, espoir de libération pointe du doigt le « Noble Sentier Octuple » ou la « Roue du Dharma » à 8 rayons qui mène à la cessation de toutes souffrances indiquant que son enseignement, est la méthode pour échapper aux mondes des renaissances.


Cette « Roue de la loi » nommée « Dharmacakra » symbole du bouddhisme est la parole du Bouddha qui telle une roue, tourne et continue d’être éternellement répandue.

Ses huit rayons sont, la vue juste ; la conception juste ; la parole juste ; l’action juste ; les moyens d’existence justes ; l’effort juste ; l’attention juste et la concentration juste du « Noble sentier Octuple » qui mène à la Suppression de la Souffrance et par lequel qu’on atteint l’Illumination.


D’après le Bouddha, le plus important, « c’est que vous contrôliez votre esprit ... Soyez vous-mêmes le maître de votre esprit. C’est son propre esprit qui fait d’un homme un Bouddha ou qui en fait une bête. Trompé par l’erreur, on devient un démon ; illuminé, on devie